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L’invasion des influenceurs du pain maison

Le phénomène gonfle comme le bon pain maison: en ces temps de confinement, les Québécois se sont mis à tester toutes sortes de recettes de pain. Conséquences ?

Influenceur du pain maison

Farine et levure sont devenues des denrées rarissimes sur les tablettes des supermarchés et les Ricardo de ce monde ont été inondés de questions des boulangers amateurs. On a donc eu envie de jeter un œil sur la tendance.

Selon Google Trends, les requêtes comportant les mots clés « pain maison » ont explosé dans la Belle Province au cours du mois de mars. Pas besoin de chercher bien loin pour en comprendre la cause, d’autant que la courbe entame son ascension le 14 mars, précisément au lendemain de l’annonce de fermeture des écoles par le gouvernement de François Legault.

Google Trends

Encore plus amusant, on observe que la courbe atteint des sommets vers le 20 mars. Que s’est-il donc passé ce jour-là ? Ricardo publiait sur sa page Facebook une vidéo de sa recette de pain dans une cocotte. À témoin, les dizaines et les dizaines de commentaires qui ont afflué sur la page de ladite recette (qui était pourtant en ligne depuis des années) sur son site web depuis.

Manon Lapierre, alias La Petite Bette, a elle aussi remarqué l’intérêt croissant pour le pain maison. Son blogue culinaire a même quadruplé d’audience, affirme-t-elle, alors que sa vidéo « Pain maison comme à la boulangerie » (publié à l’origine en 2016) a été vue près d’un demi-million de fois dans les 40 derniers jours.

« Je ne compte plus les photos de pains que je reçois par jour ni les questions sur le levain, souligne-t-elle. Ça me prendrait une équipe pour pouvoir répondre à tout le monde ! » Sur Instagram, elle a même créé un album afin de documenter les réussites de ses abonnés.

Phénomène mondial

La tendance est observée autant dans le reste du Canada que chez nos voisins du Sud, voire outre-Atlantique, rapportent respectivement The Globe and Mail, Forbes et L’Obs.

Le constat semble le même un peu partout : en ces temps incertains, on a envie de revenir à la base en cuisinant des aliments simples et peu coûteux. D’abord, on a amplement le temps de s’y mettre. Et ceux qui s’y connaissent en la matière deviennent un peu comme nos nouveaux gourous.

« On dirait que ça fait cinq ans que je chante l’évangile du pain et finalement, la situation [m’a donné raison], raconte Manon Lapierre. C’est très beau et très touchant. »

Reste à voir si cet engouement survivra au déconfinement, continue-t-elle. « J’ai espoir que ça durera. »


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Jessica Dostie