Les écrans

Du temps d’écran bien investi

Une nouvelle plateforme pour Kino Montréal

Catherine Courchesne

Au fil des ans, Kino Montréal est devenu une véritable référence en matière de courts métrages. Pandémie aidant, l’organisme, qui a dû se rabattre sur le virtuel au cours de la dernière année, vient à son tour de lancer une plateforme numérique de diffusion où sont répertoriés des dizaines de films.

Photo : Kino Montréal

Kino Montréal caressait depuis longtemps le projet de lancer une plateforme numérique. «On se disait qu’une plateforme qui contient tous les courts métrages créés dans le cadre de nos activités était de mise, mais le temps nous manquait», explique le directeur général et artistique de Kino, Jarrett Mann.

En obligeant l’annulation de la plupart des événements en présentiel depuis mars 2020, la pandémie aura finalement permis de mettre le projet sur les rails.

«Aujourd’hui, on continue de s’adapter à la pandémie en développant d’autres projets en ligne», poursuit-il.

Des films de qualité, en quantité

Pour l’instant, la plateforme, inaugurée en novembre 2020, contient environ 75 courts métrages, tous réalisés au cours des cinq dernières années dans le cadre des activités régulières de Kino. «Ce chiffre doublera toutefois dans le prochain mois», précise Jarrett Mann.

Au lancement de la plateforme, l’organisme a misé sur des courts métrages réalisés en 2017 et 2018 lors du Kabaret SPASM, qui se veut un laboratoire de création dédié au cinéma de genre.

Il y a eu d’autres ajouts de films depuis, certains par exemple issus de projets spéciaux. On trouve entre autres Montréal Dead End, une anthologie fantastique qui raconte des événements étranges se déroulant dans différents quartiers montréalais, de même que la cuvée de courts métrages réalisés dans le cadre des festivités entourant le 20e anniversaire de l’organisme.

«Pour ceux et celles qui aimeraient rester informés des futurs ajouts, il suffit de suivre notre page Facebook, souligne Jarrett Mann. Un événement virtuel gratuit et ouvert à tous précède chaque nouvelle cuvée.»

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Vous avez dit gratuit?

Même si la pandémie fait mal aux finances de l’organisme en l’empêchant notamment d’organiser sa levée de fonds annuelle, pas question que la nouvelle plateforme devienne un jour payante.

«Elle est gratuite et le restera, insiste le directeur. On l’a créée à des fins d’archivage et pour permettre au public de découvrir le talent des créateurs d’ici et d’ailleurs. Pas pour concurrencer les Netflix de ce monde ni pour faire de l’argent.»

Au-delà de la pandémie, le court métrage se porte bien au Québec, ajoute-t-il. «Plusieurs de nos œuvres font le tour de la planète et se retrouvent en lice pour des prix prestigieux comme les Oscars. Et bien que la pandémie ait empêché la réalisation de dizaines et de dizaines de courts métrages, nos créateurs sont inspirés et ont hâte de se remettre au travail.» 


PUBLIÉ LE 15/03/2021


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