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COVID-19: quand les influenceurs doivent se réinventer

En raison de la pandémie et du confinement, les activités de nombreux influenceurs ont en quelque sorte été mises sur « pause », voire carrément interrompues. Comment s’en sortent-ils? Plutôt bien, du moins pour ceux qui ont pu redéfinir leur travail.

PL Cloutier
« C’est peut-être bizarre, mais j’ai l’impression que plein d’occasions le fun
se pointent malgré tout. » -PL Cloutier
Photo : MANNY

Nommé Influenceur favori du Québec en 2018, PL Cloutier était sur une lancée quand la COVID-19 a frappé en mars. « Le confinement n’a pas changé grand-chose, même que c’est plus facile de rester en contact avec mes abonnés parce qu’ils ont plus de temps pour consulter les médias sociaux et regarder des vidéos », confie-t-il en entrevue.

Le youtubeur a enregistré des statistiques records, notamment une hausse de 36 % du temps d’écoute moyen de ses capsules. « Et du 15 mars au 15 avril, les chiffres ont doublé sans que j’ajoute de nouveaux contenus, uniquement parce que mes archives ont été plus consultées », souligne-t-il, ajoutant que ses stories sur Instagram sont aussi plus populaires que jamais.

« C’est peut-être bizarre, mais j’ai l’impression que plein d’occasions le fun se pointent malgré tout. »

De son côté, la globe-trotter Lydiane St-Onge voit aussi du positif émaner de ce ralentissement forcé. « C’était stressant, au début de la pandémie, quand j’ai vu tous mes contrats être annulés ou reportés les uns après les autres, confie-t-elle. Mais, avec le recul, je vois ça comme un cadeau du ciel. La pandémie m’a forcée à revenir à l’essentiel, à ralentir. Habituellement, je cours tout le temps et je suis même un peu workaholic, mais ce moment d’arrêt me permet de faire des choses pour moi. »

Lydiane St-Onge, influenceuse
« [Avec la pandémie], c’est certain que je vais publier
beaucoup de photos de randos ici au Québec. » -Lydiane St-Onge

Se renouveler au quotidien

Lydiane St-Onge espère bien pouvoir profiter de son été pour « explorer de nouveaux coins du Québec », si le tourisme est permis, bien sûr. « C’est l’occasion de se redéfinir », analyse la créatrice de Lydiane autour du monde. D’autant qu’il lui faudra vraisemblablement patienter encore un certain temps avant de pouvoir reprendre l’avion. « [La COVID-19] va changer la face du voyage international, pense-t-elle. Ça reviendra, mais ça va prendre du temps. »

C’est pourquoi, depuis le mois de mars, elle s’affiche davantage comme une adepte de plein air et de sport. « Mes abonnés me connaissaient déjà comme une fille sportive, nuance-t-elle, et maintenant que les parcs de la Sépaq viennent de rouvrir, c’est certain que je vais publier beaucoup de photos de randos ici au Québec. »

Habitué des 5 à 7 et des festivals, entre autres choses, PL Cloutier a exploré de nouvelles avenues depuis que le Québec est en pause, notamment en cuisinant en direct sur Facebook. « Même si je n’ai pas trop changé ce que je publie, la pandémie a ouvert la porte à toutes sortes de contenus que je n’aurais jamais pensé faire », acquiesce celui qui a aussi partagé la saga de son déménagement en plein confinement. « La situation changeait d’heure en heure… Pour savoir si j’allais finalement pouvoir déménager ou pas, il fallait me suivre ! »

Créativité et sources de revenus

Évidemment, par les temps qui courent, les influenceurs doivent faire preuve d’encore plus de créativité pour trouver des sources de revenus. « Je ne faisais pas beaucoup de programmes de codes promo, révèle PL Cloutier. Disons qu’en temps normal, ce n’est pas une source de revenus prioritaire, mais je me suis rendu compte qu’en ce moment, ça fonctionne plutôt bien et ça me garantit un certain revenu. »

Lydiane St-Onge admet pour sa part que c’est principalement sa boutique en ligne, où elle propose toutes sortes de produits dérivés pour le voyage, des vêtements et ses livres, qui la « sauve » actuellement.

N’empêche, tous deux espèrent qu’après un été au ralenti, les choses reprendront l’automne prochain. « C’est certain que les marques sont la source de revenus no. 1 et, qu’en ce moment, elles n’ont pas la tête à organiser une campagne avec des influenceurs », souligne PL Cloutier.

Tranquillement, après des mois de mars et d’avril au point mort, des marques reprennent contact, constatent-ils cependant. PL Cloutier a récemment collaboré avec McDonald’s, alors que Lydiane St-Onge travaille sur des itinéraires de voyages au Québec et au Canada avec Voyages Gendron.

Petit train va loin, comme le dit l’adage !


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Influenceurs et pandémie : de nombreux contrats perdus (Journal de Montréal)


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Jessica Dostie

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