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COVID-19: mal s’informer augmente l’anxiété

Un Québécois sur six serait susceptible de souffrir d’anxiété ou de stress post-traumatique lié à la pandémie, contre un Canadien sur quatre. Cette différence pourrait être liée à une plus grande sensibilité à la désinformation et aux théories du complot à l’extérieur du Québec.

Désinformation COVID-19
Photo : Pascal Huot | Adobe Stock

Selon une récente enquête sur la pandémie et ses impacts psychologiques et comportementaux, menée par une équipe multidisciplinaire de l’Université de Sherbrooke, pas moins d’une personne sur deux (52,7 %) avoue avoir été exposée à au moins une fausse nouvelle au sujet du coronavirus. Mais plus d’une personne sur trois (38,4%) pense aussi que son gouvernement lui cache des informations importantes entourant le virus.

Ces résultats préliminaires signalent toutefois que le niveau de confiance envers les autorités s’avère plus élevé au Québec, avec près d’une personne sur deux: 49,6% contre 26,8% des gens hors Québec. La confiance, selon les chercheurs, contribuerait à réduire les risques d’impacts psychologiques de la pandémie.

Ils notent aussi une différence en ce qui concerne le suivi des consignes, qui va de pair avec cette confiance: le suivi est plus affirmé chez les Québécois que dans le reste du Canada – 88,6% au Québec contre 72,8% ailleurs. 

Fruit d’un sondage réalisé entre le 8 et le 11 avril auprès de 600 personnes, dont la moitié au Québec, cette enquête tend à conclure que les Québécois s’estiment plutôt bien informés – 83,7 % contre 60,8 % pour ceux du reste du pays.

De nombreuses fausses croyances subsistent cependant chez un grand nombre de répondants: une personne sur cinq (21,3 %) estime qu’il existe déjà un médicament contre le coronavirus et une personne sur six (15%) croit que l’industrie pharmaceutique serait impliquée dans la propagation du coronavirus. 

De nombreux Canadiens pensent aussi qu’il existe un lien entre le déploiement de la 5G et le coronavirus – c’est toutefois juste une personne sur six hors Québec (15,6%) et moitié moins chez les Québécois (7,8%).


Voir l’article original sur le site de l’Agence Science Presse.


Agence Science-Presse