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5 faux pas à éviter quand on gère les réseaux sociaux d’un média

Publié le 06/07/2020 | par Stéphanie Dupuis

Ce n’est pas parce qu’on travaille dans un média que notre gestion de communauté doit être ennuyante! Il est temps de remettre les pendules à l’heure et séparer les bons coups des mauvais.

Stéphanie Dupuis  médias sociaux

Qu’on travaille pour le diffuseur public, le journal du coin ou la radio commerciale, une bonne gestion des réseaux sociaux peut vraiment faire toute la différence. Et si le travail n’est pas bien fait, les internautes vont se faire un plaisir de vous pointer du doigt et se moquer de vous. Bien que les faux pas soient nombreux, en voici quelques-uns qui font grincer des dents la nuit les meilleurs gestionnaires de communauté

1. Ne pas varier les contenus

En tant que média d’information, c’est facile de tomber dans le panneau en publiant uniquement des articles fraîchement sortis de la salle de nouvelle. On ne vous apprend certainement rien en vous disant que les algorithmes des réseaux sociaux aiment les vidéos et que celles-ci vous font atteindre des sommets d’achalandage sur les pages que vous gérez. Sachez qu’il y a une foule d’autres outils à essayer sur les plateformes les plus utilisées par les rédactions.

Pourquoi ne pas tenter votre chance avec un sondage?

« [COVID-19] Comptez-vous porter le couvre-visage en permanence? 

« Oui » ou « Non »

Et pourquoi ne pas utiliser des GIFs animés pour illustrer ces deux choix? Si vous êtes un média régional et qu’un immense arc-en-ciel scinde le ciel de la ville en deux, photographiez-le, mettez-le sur Instagram, Facebook et Twitter. Souvenez-vous que l’attachement à votre média est également un attachement à la région qu’il couvre. Et comme votre devoir est d’informer, n’hésitez pas à y ajouter un contenu plus ancien portant sur la formation de ce phénomène météorologique?

2. Céder aux pièges à clics

« Vous ne croirez jamais ce qui se passe dans cette vidéo 😱 » ou encore « Vous serez tellement ému par la réaction de cette fillette 🤭 ». Qu’on les appelle « clicbaits » ou encore « putaclic », utilisez ces pièges à internautes et vous deviendrez instantanément leur risée. Rappelez-vous qu’en tant que média d’information, vous avez le devoir d’informer. Il y a moyen de formuler une accroche qui en dit suffisamment pour attirer l’attention du public, mais pas assez pour qu’il n’ait pas envie de cliquer. Faites des tests avec différentes publications et voyez comment votre communauté réagit. 

3. Ne pas adopter le bon ton

Dévier du ton (parfois trop) sérieux des médias n’est pas une mauvaise chose en soi. Mais si vous le faites, faites-le bien et au bon moment. Si votre article parle d’un écrasement d’avion qui a fait plusieurs morts, ce n’est peut-être pas le bon moment d’ajouter de la couleur à votre publication avec des émojis d’un véhicule aérien et d’une boule de feu ✈🔥. Toutefois, si vous publiez un contenu plus léger, comme l’arrivée des fraises du Québec dans les marchés, n’hésitez pas à ajouter quelques baies écarlates et un bonhomme qui se régale 🍓😋.

Donnez-vous-en à cœur joie dans les commentaires. Si un internaute critique vivement votre publication, n’hésitez pas à jouer un peu sur la note humoristique. Ces réponses plus inusitées (et dans le respect) venant d’un média peuvent attirer l’attention et être très payantes au niveau des interactions. Elles peuvent également vous aider à fidéliser votre communauté. Prenez exemple sur Hydro-Québec, ou encore Maxi, qui ont misé sur une gestion très dynamique des réseaux sociaux.



4. Lier son compte Facebook à son compte Twitter

Vous pensiez avoir fait LA bonne affaire en publiant automatiquement vos contenus de Facebook sur Twitter ou vice versa? Pour vos internautes, ce n’est pas agréable de tomber sur une publication Facebook contenant quatre mots-dièses (non, on ne met pas de hashtag sur Facebook). Sur Twitter, personne (ou presque) ne cliquera sur une publication avec des points de suspension. Prenez soin d’adapter le langage aux plateformes. Toutefois, sur Instagram, nous vous suggérons fortement de connecter vos Stories à celles de Facebook. Vous ferez d’une pierre deux coups et économiserez du temps tout en gagnant des interactions!

5. Publier sans se relire

Pour susciter la grogne chez les personnes qui ont raté leur carrière à l’Académie de la langue française, rien de pire qu’une coquille bien lustrée en plein milieu d’une publication Facebook. Relisez-vous deux à trois fois avant de publier chacun de vos contenus. L’erreur étant humaine, il est possible pour vous de vous corriger. Croisez-vous les doigts que les plus voraces d’entre eux ne tombent pas sur la fonction « afficher l’historique des modifications » #ouch.


Stéphanie Dupuis donnera la formation Journalisme et réseaux sociaux offerte par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec en collaboration avec l’Association des journalistes indépendants du Québec le 27 juillet 2020 à 9h30.

Pour s’inscrire à la formation, cliquez ici!


Stéphanie Dupuis
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